Petits essais du Côté de la Vérité

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Le britannique Edward Alexander Crowley (1875-1947), dit Aleister Crowley (mais également connu sous les appellations de Frater Perdurabo, La Bête 666, Le Maître Therion), fut l’un des mages les plus singuliers et les plus novateurs de l’époque moderne.
 
Dans la tradition hermétique, comme dans la Qabale zoharique, l’initié perçoit les harmonies et les correspondances qui régissent les mondes intérieurs et extérieurs. Par la maîtrise de celles-ci il parfait son âme et s’élève mystiquement dans la hiérarchie de la création pour commander à la Nature. Au tournant du vingtième siècle, cette doctrine fut incarnée par une fraternité magique anglaise, l’Ordre Hermétique de l’Aube Dorée, où Crowley reçut son entraînement magique initial.
 
 Petits Essais du Côté de la Vérité est l’un de ses exposés philosophiques les plus aboutis. Il se compose de seize textes brefs portant sur les idées fondamentales qui constituent l’Homme. Crowley les examine principalement via le prisme de son système magico-religieux nommé Thelema, la métaphysique des Oracles Chaldaïques, les concepts qabalistiques de l’Arbre de Vie et la quintuple structure de l’être humain.
 
Philippe Pissier, auteur de cette version en langue française, a également traduit les écrits d’Austin Osman Spare, Phil Hine, Lilith von Sirius, Edward Kelly, ainsi qu’un certain nombre de grimoires.
 
Titre : Petits essais du Côté de la Vérité
Auteur : Aleister Crowley
Nb. pages: 127 pages
N° ISBN : 978-2-36353-123-0
Prix public : 19€
Poids : 210 g.
N°ISBN/ePub : N.A
Date édition : disponible  NOVEMBRE 20

Extrait de l'ouvrage

Qu’est-ce que l’homme, que tu t’en soucies ?

L’homme étant le sujet de ces Essais, il convient tout d’abord d’expliquer ce que nous entendons par ce mot.
L’homme est un microcosme : c’est-à-dire une image (concentrée autour du point de la conscience) du macrocosme, ou Univers. Ce Théorème est cautionné par la démonstration hylo-idéaliste que l’Univers perceptible est une extension, ou illusion du système nerveux.
Il s’ensuit que tous les phénomènes, intérieurs et extérieurs, peuvent être classifiés afin de pouvoir discuter de leurs relations observées, de telle manière que l’expérience nous pourra désigner comme opportune. (Exemples : les complexes classifications de la science, chimique, physique, etc., Il n’est pas de vérité fondamentale en aucune de ces béquilles de la pensée : l’adéquation est l’unique mesure.) Or, pour analyser la nature spirituelle de l’homme, consigner et mesurer ses expériences dans ce registre, pour planifier ses avancées vers de plus hautes altitudes de l’accomplissement, divers systèmes ont été élaborés. Celui de l’Abhidhamma2 semble à première vue le plus pratique, le plus scientifique, et le plus authentique ; mais pour les étudiants européens il est certainement bien trop complexe, pour ne rien dire d’autres axes de critique.
Et donc, malgré le danger d’imprécision impliqué par l’emploi d’un système dont les termes sont largement symboliques, j’ai, pour diverses raisons, préféré présenter au monde, comme base internationale de classification, le système classico-mathématique qui est couramment et à tort (mais commodément) nommé la Qabale.
La Qabale, à savoir la Tradition juive concernant l’interprétation initiatique de leurs Écritures, est le plus souvent inintelligible ou absurde. Mais elle possède pour arrière-plan la plus précieuse des gemmes de la pensée humaine, cette disposition géométrique de noms et de nombres que l’on appelle l’Arbre de Vie. Je dis la plus précieuse car j’y ai trouvé la plus commode des méthodes jusqu’ici découvertes pour classifier les phénomènes de l’Univers, et consigner leurs relations. La preuve en est la stupéfiante fertilité de la pensée qui a suivi mon adoption de ce schéma.
Puisque tous les phénomènes, quels qu’ils soient, peuvent être attribués à l’Arbre de Vie (lequel peut être à volonté multiplié ou subdivisé pour des raisons de commodité), il est évidemment inutile de tenter d’en livrer un exposé un tant soit peu exhaustif. Les correspondances de chaque unité — les dix Séphiroth et les Vingt-Deux Sentiers — sont infinies. L’art d’en user consiste principalement à lui attribuer toutes nos idées, découvrant ainsi la nature commune de certaines choses et les différences fondamentales entre d’autres, afin d’obtenir au final une vision simple de la complexité incalculablement immense de l’Univers.
Toute cette question peut être étudiée dans le Liber 777,3 et les principales attributions apprises par cœur : et lorsqu’en raison d’un usage constant le système est enfin compris — et non seulement mémorisé — l’étudiant découvrira une nouvelle lumière l’éclairant à tout bout de champ comme il continuera à mesurer tout nouvel élément de connaissance acquis via cette Norme. Pour lui, l’Univers commencera à ressembler à un Tout cohérent et nécessaire.
Pour l’étude de ces Petits Essais, il suffira de livrer une simple esquisse de la Théorie Cosmique impliquée par eux : mais l’on pourra ajouter que, plus sera plénière la compréhension de l’Arbre de Vie par le lecteur, plus deviendra claire la pensée qui les anime, et plus seront convaincantes leurs conclusions.
La Constitution de l’Homme est quintuple.
(1) La Jechidah.
Il s’agit du principe quintessentiel de l’Âme, ce qui rend en même temps tout homme identique à toute autre étincelle de la Divinité, et différent (pour ce qui est de son point de vue, et de l’Univers dont il est le centre) de toutes les autres.

Table des matières
 
L’HOMME.. 19
LA MÉMOIRE.. 29
L’AFFLICTION.. 35
L’ÉMERVEILLEMENT.. 39
LA BÉATITUDE.. 43
LE RIRE.. 47
L’INDIFFÉRENCE.. 53
LA MAÎTRISE.. 59
LA TRANSE.. 65
L’ÉNERGIE.. 71
LA CONNAISSANCE.. 77
LA COMPRÉHENSION.. 83
LA CHASTETÉ.. 87
LE SILENCE.. 93
L’AMOUR.. 97
LA VÉRITÉ.. 103
GLOSSAIRE.. 109
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES. 119